maladie des reins

L’exercice physique en prévention des maladies du rein

Le monde actuel nous impose une sédentarité qui a de plus en plus de conséquences sur notre santé et notre bien-être. Comme nous l’explique les professionnels de santé, à l’instar de jean pierre Giolitto, spécialiste du rein à Paray le Monial, le fait de ne plus bouger conduit à l’apparition de certaines pathologies et facteurs de risque importants. Les personnes sujettes à une maladie rénale sont particulièrement concernées. Le point dans cet article.

La corrélation entre activité physique et santé

Le Programme National Nutrition Santé (PNSS) recommande de pratiquer 30 minutes d’activité par jour, ou de parcourir 10 000 pas, notamment dans le cadre de maladie rénale chronique. Les urologues rejoignent ces recommandations, rappelant qu’il ne faut pas rester sans activité physique pendant 48H. Des études ont en effet établi un lien direct entre l’altération des capacités physiques et la dégradation de la fonction rénale. C’est notamment le cas d’une étude publiée dans l’American Journal of Kidney Diseases qui a mis en lumière un risque plus faible de maladie rénale chronique chez les participants qui pratiquaient des activités physiques plus fréquentes en comparaison avec les participants inactifs.

Il ne faut pas oublier qu’il a été prouvé que la pratique régulière d’une activité physique permet de réduire les risques cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, l’ostéoporose mais aussi certains cancers.

Quelques résultats détaillés de l’étude de l’American Journal of Kidney

L’étude de l’American Journal of Kidney a commencé par catégoriser le niveau d’activité des participants :

  • Inactifs : 37,8% des participants ;
  • Insuffisamment actifs : 24,2% des participants ;
  • Actifs : 22,7% des participants ;
  • Très actifs : 15,3% des participants.

Les chercheurs ont ensuite déterminé le taux de filtration glomérulaire estimé des participants (eGFR), qui étaient âgés de 45 à 65 ans et ont participé entre 1990 et 2019 à sept visites de suivi.

L’analyse de l’étude a ensuite montré un niveau d’activité associé à un risque de mortalité plus faible :

  • Insuffisamment actif : HR = 0,92 ; 95% CI, 0,86-0,98 ;
  • Actif : HR = 0,91 ; 95% CI, 0,85-0,97 ;
  • Très actif : HR = 0,86 ; 95% CI, 0,80-0,93.

Le chercheur Kaushik Parvathaneni a déclaré qu’ « une meilleure compréhension de la relation entre l’activité physique et la maladie rénale chronique pourrait aider à orienter les efforts de prévention de la maladie rénale chronique qui ciblent des facteurs modifiables du mode de vie ».

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